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Location : ce qui change en 2017
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Conseils Location

Location : ce qui change en 2017

2017 s'annonce comme une année de changement pour le régime de la location. Entrée en vigueur des décrets de la loi ALUR, fiscalité : faisons le point sur les nouveautés.

Les nouveaux diagnostics obligatoires

Pour les baux soumis à la loi du 6 juillet 1989, la loi Alur a étendu la liste des diagnostics obligatoires.

Devront ĂȘtre annexĂ©s aux baux d’habitation vide ou meublĂ©e, les diagnostics de l’état de l’installation de gaz et d’électricitĂ© Ă  compter du 1er juillet 2017, pour les logements situĂ©s dans un immeuble collectif dont le permis de construire a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© avant le 1er janvier 1975.

Pour les autres logements, ces deux diagnostics devront ĂȘtre annexĂ©s aux baux signĂ©s Ă  compter du 1er janvier 2018.

Notez que pour le nouveau diagnostic amiante issu de la loi Alur, le dĂ©cret n’est Ă  ce jour pas paru.

Les cautionnements et la mention manuscrite

Autre modification apportĂ©e par la loi relative Ă  l’égalitĂ© et Ă  la citoyennetĂ© du 27 janvier 2017 : le cautionnement. La loi modifie l’article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 en limitant aux seules cautions personnes physiques l’obligation d’inscrire sur l’acte de cautionnement la mention manuscrite. Les cautionnements accordĂ©s par des personnes morales n’ont donc plus Ă  contenir une quelconque mention manuscrite.

Pour la location saisonniĂšre

Avant de concrétiser votre projet de mise en location, encore faut-il vous assurer que certaines démarches administratives obligatoires ont été effectuées. Il y a deux obligations de déclarations en mairie.

  • - Avant toute mise en location d’un meublĂ© de tourisme, vous devez dĂ©poser en mairie une dĂ©claration prĂ©alable. Cette dĂ©clartion ne s’impose que si le bien que vous voulez louer n’est pas votre rĂ©sidence principale, c’est-Ă -dire que vous y vivez moins de 8 mois par an.
     
  • - Une seconde obligation de dĂ©claration a Ă©tĂ© créée par la Loi pour une RĂ©publique numĂ©rique du 7/10/2016. Il s'agit d'une dĂ©claration soumise Ă  enregistrement. Son entrĂ©e en vigueur est diffĂ©rĂ©e : un dĂ©cret devra prĂ©ciser les informations qui pourront ĂȘtre exigĂ©es des bailleurs. Le conseil municipal pourra dĂ©cider de soumettre Ă  une dĂ©claration prĂ©alable, soumise Ă  enregistrement auprĂšs de la commune, toute location pour de courtes durĂ©es d'un local meublĂ© en faveur d'une clientĂšle de passage qui n'y Ă©lit pas domicile, qu'il s'agisse de la mise en location de sa rĂ©sidence principale ou de sa rĂ©sidence secondaire.
  • -> Un numĂ©ro sera attribuĂ© pour chaque logement dĂ©clarĂ©.
  • -> Ce numĂ©ro devra figurer sur les annonces de location de ces biens.
    Seules les communes dans lesquelles le changement d'usage des locaux destinés à l'habitation est soumis à autorisation préalable pourront instituer cette procédure.

    Ce sont :
              - les communes de plus de 200 000 habitants, (Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes, Montpellier)
              - les communes des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis ou du Val-de-Marne
              - les autres communes auxquelles l'obligation a été étendue par le préfet ou par le conseil municipal dans les communes situées en zone tendue, listées en annexe du décret du 10 mai 2013 (taxe sur les logements vacants dans les zones tendues).

 

Les nouvelles rÚgles fiscales pour la location meublée

Le développement de la location meublée à la journée, ou de maniÚre occasionnelle proposée sur des sites de plateformes collaboratives a incité le législateur a précisé les rÚgles applicables au loueur en meublé. Ainsi à compter de janvier 2017, tous les loyers perçus au titre de la location meublée de maniÚre occasionnelle ou habituelle sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.

En fonction des loyers encaissés, le loueur relÚve soit :

  • D’un rĂ©gime simplifiĂ© ou « micro-BIC » si les recettes encaissĂ©es sont infĂ©rieures Ă  33 200 euros pour 2017 avec un abattement forfaitaire reprĂ©sentatif des charges de 50 %. Les recettes nettes sont imposĂ©es Ă  l’impĂŽt sur le revenu et aux prĂ©lĂšvements sociaux ;
  • D’un rĂ©gime normal rĂ©el, les charges supportĂ©es sont dĂ©ductibles pour leur montant rĂ©ellement supportĂ©.

Si une annĂ©e, le loueur doit supporter des travaux dont le montant est supĂ©rieur pour plus de la moitiĂ© Ă  celui des recettes, il peut opter pour le rĂ©gime rĂ©el, sous rĂ©serve d’y rester un an (Loi SAPIN II du 9 dĂ©cembre 2016).Si l’annĂ©e suivante, ses recettes n’excĂšdent pas les 33 200 euros, il peut revenir au micro-BIC.

La nouveautĂ© apportĂ©e par la loi de financement de SĂ©curitĂ© sociale pour 2017 est l’assujettissement sous conditions au rĂ©gime social des indĂ©pendants (RSI) pour une certaine catĂ©gorie de loueurs en meublĂ©.

A compter de l’imposition des revenus de 2017, deux situations doivent dĂ©sormais ĂȘtre distinguĂ©es :

1Ăšre situation : Locations meublĂ©es hors chambres d’hĂŽtes

  1. Les recettes annuelles sont infĂ©rieures Ă  23 000 euros, la location relĂšve de la gestion du patrimoine privĂ©, et le loueur n’est pas redevable des cotisations RSI.
  2. Les recettes annuelles sont supĂ©rieures Ă  23 000 euros, la location prĂ©sente un caractĂšre professionnel, et le loueur doit s’enregistrer sur le site du Guichet des entreprises.

Les cotisations RSI sont dues si le montant des recettes annuelles excédent 33 100 euros de recettes.

A défaut (recettes inférieures à 33 100 euros), le loueur peut opter pour le régime du micro-entrepreneur. Il devra payer des cotisations dont le taux global sera de 22,7 %.

2Ă©me situation : Locations de chambres d’hĂŽtes

  1. Les recettes annuelles sont infĂ©rieures Ă  5 100 euros, la location relĂšve de la gestion du patrimoine privĂ©, et le loueur n’est pas redevable des cotisations RSI.
  2. Les recettes annuelles sont supĂ©rieures Ă  5 100 euros, la location prĂ©sente un caractĂšre professionnel, et le loueur doit s’enregistrer sur le site du Guichet des entreprises.

Les cotisations RSI sont dues si le montant des recettes annuelles excédent 82 800 euros de recettes.

A défaut (recettes inférieures à 82 800 euros), le loueur peut opter pour le régime du micro-entrepreneur. Il devra payer des cotisations dont le taux global sera de 13,1 %.

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